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17 décembre 2006

Joignons-nous aux actions internationales contre la construction du tramway colonial !

La pression internationale s’intensifie contre l’entreprise Veolia pour qu’elle cesse sa participation dans la construction du tramway raciste et illégal qui va relier Jérusalem ouest aux colonies de Cisjordanie. Des navettes de Connex ont été bloquées à Genève. Suite aux protestations des syndicats et d’IPSC en août 2006, Veolia Transport - Irlande a annulé ses projets de formation du personnel israélien qui s’occupera de la ligne de tramway à Jérusalem. En novembre, la banque hollandaise, ASN, a décidé de retirer ses investissements de Veolia jusqu’à ce que la compagnie respecte les résolutions de l’ONU. Ne soyons pas en reste : relayons la campagne lancée par Stop The wall !

Communiqué :

"Connex/Veolia et Alstom sont les investisseurs internationaux du Consortium Citypass qui va construire et gérer le projet de tramway à Jérusalem qui incorpore un certain nombre de colonies juives autour de Jérusalem-Est construites sur la terre volée aux Palestiniens.
Il assurera la contiguïté entre ces colonies et le centre de la ville et jouera un rôle clé dans le soutien aux colonies et garantira leur installation permanente sur la terre palestinienne.


Carte : Cette première ligne de tramway est conçue pour desservir la colonie de Pisgat Zeev, au Nord, en passant par celles de Ramat Eshkol et Givat Shapira (French Hill). Elle devrait être prolongée jusqu’à la colonie de Neve Yaakov.


La participation de Veolia dans la ligne de tramway rend l’entreprise complice des violations israéliennes du droit international et récoltera des bénéfices significatifs sur une période de 30 ans, de l’argent souillé avec le sang et la misère des Palestiniens sous occupation et actuellement expulsés de Jérusalem.

Interpellez les conseillers de l’Institut Veolia Environnement, l’institut prestigieux du groupe qui veut "proposer un plate-forme de dialogue et d’échange avec le milieu universitaire, les institutions et les différents acteurs de la société civile."

Demandez aux intellectuels liés à l’institut de reconsidérer leur soutien à Veolia tout pendant que Veolia soutiendra les violations des droits des Palestiniens !

Modèle de lettre à envoyer aux membres du Comité de Prospective de l’Institut Veolia Environnement :
Amartya Sen : ree23@cam.ac.uk (cc weiner@fas.harvard.edu)
Philippe Kourilsky : caput@pasteur.frPierre Marc Johnson : pjohnson@heenan.ca
Harvey Fineberg : fineberg@nas.edu
Mamphela Ramphele : aesmar@bremner.uct.ac.zaHelene Ahrweiler : (pas d’adresse mail disponible)
cc : Georges Valentis : georges.valentis@institut.veolia.org
(Directeur Général de l’Institut Veolia Environnement)

De :
Nom :

Date :

Lettre ouverte aux membres du Comité de Prospective de l’Institut Veolia Environnement

Chers membres du Comité de Prospective,

Nous nous adressons à vous en votre qualité d’experts soutenant les efforts de l’Institut Veolia Environnement.

Nous savons que vous avez consacré une grande partie de votre vie et de votre expertise à la promotion des droits de l’homme et des droits sociaux, économiques, culturels et politiques des peuples dans le monde entier. Nous apprécions votre engagement et nous vous écrivons maintenant pour vous inviter à continuer votre soutien des droits de l’homme pour tous.

Nous voudrions vous informer des implications de votre association avec l’Institut Veolia en termes de ses violations du droit international, des résolutions de l’ONU, des droits de l’homme et de l’héritage culturel des Palestiniens.

Comme vous le savez, Veolia, ainsi qu’Alstom sont des investisseurs internationaux dans le Consortium Citypass qui a gagné en 2002 un appel d’offres lancé par les autorités israéliennes pour un projet de tramway à Jérusalem s’élevant à environ 500 millions d’euros. Citypass sera responsable de l’opération et de l’entretien du système pour les trente prochains années.*

La route du tranway incorpore un certain nombre de colonies juives autour de Jérusalem-Est construites sur la terre volée aux Palestiniens.

Il assurera la contiguïté entre ces colonies et le centre de la ville et il leur fournira un réseau de transport en commun vital. Le projet revendique que la station "Ammunition Hill" du réseau servira de station d’intérêt local pour le trafic des colons venant de Ma’aleh Adumim, une grande colonie israélienne installée en Cisjordanie, et pour les colonies de la Vallée du Jourdain en Cisjordanie. Le projet de tramway joue un rôle clé dans le soutien aux colonies et et garantira leur installation permanente sur la terre palestinienne.

En août 2005, le projet a obtenu l’aval du criminel de guerre, Ariel Sharon, qui a déclaré lors de la cérémonie de signature : "Je crois que cela devait être fait, et quoi qu’il arrive, tout ce qui peut être fait pour renforcer Jérusalem, la construire, la développer et la soutenir pour l’éternité en tant que capitale des juifs et capitale unifiée de l’état d’Israel, doit être fait."
Le maire de l’Occupation, Uri Lupolianski, a décrit le tramway comme étant "la réalisation du psaume 122".

La ligne de tramway fait clairement partie d’un projet plus large qui est de substituer le tissu social historique et unique de Jérusalem et de son acquis culturel par une nouvelle empreinte d’une version "Judaisée" de Jérusalem.

Selon le droit international, une puissance occupante n’a pas le droit d’annexer ou de changer énergiquement l’infrastructure dans les territoires qu’elle occupe. L’avis consultatif de la Cour Internationale de Justice a confirmé en juillet 2004 qu’Israel était une puissance occupante et que construire le mur et les colonies juives dans les territoires palestiniens occupés était illégal.

Cependant, le projet de tramway traverse les territoires palestiniens occupés. La participation de Veolia dans la ligne de tramway rendra l’entreprise complice des violations du droit international par Israel.

Le projet, un Partenariat Privé-Public (PPP) entre le gouvernement israélien d’occupation et le consortium, dépend de la volonté des groupements internationaux à fournir une injection énorme de capital.

En retour, Veolia et Alstom récolteront des bénéfices et des dividendes significatifs sur une période de 30 ans, argent souillé du sang et de la misère des Palestiniens sous occupation et actuellement expulsés de Jérusalem.

Veolia a reçu de nombreuses critiques depuis qu’elle a annoncé pour la première fois ses intentions de s’impliquer dans le projet illégal. Stop the Wall et d’autres organisations de la société civile palestinienne ont lancé des appels contre sa participation au tramway.

Le président de l’Autorité Palestinienne Mahmoud Abbas et le Président français Jacques Chirac ont déjà discuté du partenariat de Veolia dans le projet de la ligne de tramway en été 2005. Amnesty International France a souligné accentué l’illégalité de la construction de la ligne de tramway à Jérusalem-Est dans une déclaration publique le 1er mars 2006.

L’Ireland Palestine Solidarity Campaign (IPSC) a révélé en août 2006 que Veolia Transport Irlande avait annulé les projets de formation du personnel israélien qui sera en charge du fonctionnement d’une ligne de tramway identique à Jérusalem-Est, suite aux protestations des syndicats inspirées par l’IPSC.

Puis, en novembre la banque hollandaise ASN a mis fin à ses relations avec Veolia et a écrit à Veolia :
"....Nous croyons que la participation de Veolia dans le projet de tramway n’est pas en conformité avec la demande des Nations-Unies d’arrêter le soutien à la colonisation d’Israel, et ce n’est pas en conformité avec les critères sociaux des banques ASN.
En raison de la nature directe de la participation de Veolia (avec un investissement de 5% dans le consortium et en tant que futur opérateur), nous sommes de l’opinion que les activités de Veolia à Jérusalem sont en conflit avec les résolutions des Nations-Unies.
Par conséquent, sur cette information, Veolia sera retiré de notre univers d’investissement."

À la lumière de ce qui précède, nous vous invitons à vous positionner pour la justice et le droit international et à vous joindre aux efforts internationaux pour convaincre le groupe Veolia de considérer le rôle que les droits de l’homme devraient jouer dans les investissements.

Nous vous demandons de reconsidérer votre soutien à Veolia tout pendant que Veolia soutiendra les violations de nos droits et de la légalité internationale.

Puisque Veolia n’a pas observé les appels de la Palestine et de diverses organisations internationales, mettre fin à vos relations avec Veolia - tout comme l’a fait la banque ASN -vous permettra vraiment "de participer à la définition de la direction globale et contribuera aux discussions menées par l’Institut Veolia Environnement."

Sincères salutations,

Signature

Pour information, CONNEX gère :

En France :
• les tramways et les bus de Rouen, St Etienne, Nancy et Bordeaux
• le réseau de bus de plus de 40 villes dont Nice et Toulon (y compris Créabus)
• détient 60% de l’entreprise de frêt de l’aéroport Charles De Gaulle

En Suisse :
• les bus urbains de la ville de Genève,
• une compagnie de charter à travers sa filiale Dupraz Bus Genève

Source : StopTheWall.org

Traduction : MG pour ISM

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