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29 mars 2007

Les députés s’octroient un quadruplement de leurs indemnités "chômage" !

Alors que Sarkozy fait le matamore en promettant de ne surtout pas augmenter le SMIC s’il est élu, les médias aux ordres ont été des plus discrets sur la scandaleuse décision du désormais ex-Président de l’Assemblée Nationale Jean-Louis Debré, qui a carrément quadruplé les indemnités auxquelles auront droit les députés non réélus aux prochaines élections législatives de juin !

Tout député battu ou ne se représentant pas, et qui s’inscrit au chômage, percevra désormais 5 ans d’indemnités, soit la durée entière d’une législature normale, au lieu d’un semestre d’indemnité jusqu’à présent ! Et le Canard Enchaîné est le seul média grand public à avoir relevé l’énormité de la chose.

Bien sûr, au regard des Pinault, Lagardère ou Arnaud, et autres ténors du CAC 40 auxquels leurs lois permettent de gagner des milliards d’euros, les parlementaires sont des gagne-petits.

Mais ils perçoivent quand même un salaire mensuel de 7.000 euros bruts, sans compter diverses indemnités accessoires et la prise en charge de la quasi-totalité de leurs frais et moyens de travail (staff de collaborateurs, logement à Paris, transports, courrier, réceptions, etc.).

Beaucoup de parlementaires cumulent en outre leur salaire avec d’autres emplois rémunérés (industriels, membres des professions libérales, professeurs d’université, par exemple).

Ce qui leur assure un train de vie extrêmement confortable, beaucoup plus élevé que celui de la grande majorité des citoyens qui les ont élus (la tradition, éthique, voulant qu’un député reverse à son parti politique un pourcentage significatif de son salaire étant aujourd’hui éteinte, sauf au Parti Communiste et chez les Verts).

Et puis, jusqu’à une date récente, les parlementaires avaient eu la décence d’admettre que la perte éventuelle de leur job ne ferait pas d’eux des SDF, ne serait-ce que parce qu’ils disposent d’autres mandats, ou qu’ils sont aisément recasés dans une des innombrables institutions de « la France d’en haut ».

Eh bien cela ne leur suffit pas. C’est pourquoi, en cette fin de législature de l’Assemblée Nationale, un parachute supplémentaire vient de leur être trouvé : tout député battu ou ne se représentant pas, et qui s’inscrit au chômage, percevra désormais 5 ans d’indemnités, soit la durée entière d’une législature normale, au lieu d’un semestre d’indemnité jusqu’à présent. Certes, l’indemnité est dégressive, avec passage progressif de 100% du salaire à 20% au bout de cinq ans, soit des sommes démarrant à 7.000 €/mois pour prendre fin à 1.400 € par mois au cours du 10ème et dernier semestre.

Rappelons que c’est cette même majorité parlementaire qui estime que l’Allocation Adulte Handicapé (610 €/mois) ou le minimum vieillesse sont des sommes qui permettent de vivre décemment.

CAPJPO-EuroPalestine


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