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28 février 2017

Les mensonges de Kosciusko-Morizet qui réclame au Préfet de police l’interdiction de nos rassemblements

La députée LR n’est plus à un mensonge ou une diffamation près. Condamnée en mars 2015 pour avoir traité Jean-Luc Mélanchon d’antisémite, elle essaie maintenant d’utiliser les mêmes méthodes pour faire interdire les rassemblements qui appellent à des sanctions contre la l’occupation et la colonisation israéliennes. Lire la réponse que nous avons adressée à cette supporter des tortionnaires israéliens.

Mme Nathalie Kosciusko-Morizet

Groupe Les Républicains

Conseil de Paris

Hôtel de Ville - 75196 Paris cedex 04

Paris, le 27 février 2017

Madame Kosciusko-Morizet,

Je viens de prendre connaissance de votre demande au préfet de police de Paris d’interdire nos rassemblements.

Vous vous autorisez à qualifier "d’appels à la haine" notre dénonciation de l’occupation et de la colonisation illégale des territoires palestiniens, ainsi que notre choix de demander des sanctions contre l’Etat d’Israël, tant que ce dernier viole le droit international et les droits de l’Homme, tant qu’il pratique la torture des enfants palestiniens, et emprisonne massivement des journalistes, des artistes, des avocats, comme le dénoncent Amnesty International et toutes les associations de défense des droits de l’Homme.

Oui, nous appelons à boycotter cet Etat tant qu’il ne respecte aucune loi, aucune réglementation, et se refuse entre autres à indiquer la provenance des produits alimentaires qu’il exporte en France, alors que le Journal Officiel de la République Française du 24 novembre dernier l’exige.

Pour rappel, c’est Israël qui est dans l’illégalité, ainsi que tous les "opérateurs économiques" qui n’appliqueraient pas cette réglementation française et européenne exigeant un étiquetage permettant aux consommateurs de connaître l’origine exacte des produits, en affichant le mot "colonies" sur les produits issus des territoires occupés ou annexés illégalement par Israël (notamment la Cisjordanie, Jérusalem-Est et le plateau du Golan.)

C’est notre droit le plus strict en tant que citoyens de demander l’application de cette législation et d’appeler à boycotter tout ce qui ne nous permet pas, en tant que consommateurs de ne pas nous rendre complices d’une colonisation illégale.

Aucune loi en France ne nous l’interdit, quels que soient les voeux formulés par votre mairie ou par les représentants en France du lobby israélien.

On a le droit en France de manifester contre la politique de tout Etat, et vous ne vous en privez pas quand il s’agit de la Russie, de la Syrie, et d’autres pays, pas plus que vous n’élevez la moindre protestation quand M. Bernard Henri Levy appelle au boycott de la Chine ou de la Corse.

Il est donc parfaitement inacceptable de tenter d’exercer des pressions sur le Préfet de Paris ou toute autre autorité publique, afin de porter atteinte à nos libertés les plus fondamentales en matière d’expression publique.

Je vous rappelle en outre que tous nos rassemblements sont parfaitement pacifiques, contrairement à ceux de vos amis les supporters de la colonisation israélienne, et je vous mets au défi de citer le moindre propos antisémite dans notre expression, qu’elle soit orale, écrite, ou visuelle.

Vous avez déjà été condamnée en mars 2015 pour avoir diffamé Jean-Luc Mélenchon en le traitant d’antisémite. Ces méthodes mensongères sont déplorables, et nous ne manquerons pas de vous attaquez en justice si vous vous adonnez à nouveau à cet odieux chantage à l’antisémitisme.

La colonisation de la Palestine n’est pas une affaire de religion, c’est une affaire de justice et de droit.

Et le rassemblement que vous évoquez dans votre lettre au préfet de police, donnait notamment la parole à un Israélien, juif, qui non seulement dénonçait le récent vote israélien officialisant le vol des terres palestiniennes, mais indiquait que les opposants israéliens, dont ceux actuellement emprisonnés pour refus de servir dans une armée d’occupation, appellent au boycott de leur Etat, comme cela a été fait pour l’Afrique du Sud à l’époque de l’apartheid.

Mais, comme vous savez pertinemment que vos arguments sont fallacieux, vous osez demander au Préfet qu’il prenne prétexte de l’Etat d’urgence ou des élections à venir pour interdire nos rassemblements.

Quelles que soient les fonctions que vous occupez ou que vous avez occupées, votre démarche en dit long sur votre conception de la légalité et de la démocratie.

Olivia Zémor

Présidente de CAPJPO-EuroPalestine

  • En réponse à cette lettre nauséabonde : (double clic sur le document pour le grossir)

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Son mail si vous souhaitez lui dire ce que vous pensez de ses méthodes : nathalie.kosciusko-morizet paris.fr

CAPJPO-EuroPalestine


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