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1er février 2018

Gaza : Les appels au secours se multiplient ! Nous lançons une nouvelle collecte

La situation économique et sociale ne cesse d’empirer dans la bande de Gaza, tandis que l’occupant martyrise les enfants palestiniens et leurs familles en Cisjordanie. Les hôpitaux, les maternités de la bande de Gaza sont exsangues et plusieurs annoncent leur fermeture faute d’électricité et faute de pouvoir payer le personnel médical, qui travaille depuis très longtemps sans être payé.

L’hôpital pediatrique Dourra vient de fermer et plusieurs services de soins intensifs pour nouveau-nés sont sur le point d’en faire autant.

C’est le cas de l’hôpital Européen mais aussi des hôpitaux Shifa, Taheer, Aqsa, Emirates, qui accueillent 60 % des femmes enceintes de la bande de Gaza et qui travaillent 24 H sur 24, et 7 jours sur 7, par roulement.

Si la pénurie d’électricité liée au siège de Gaza est la cause première de ces graves difficultés, le problème des salaires est également dramatique, le personnel médical ne recevant aucun salaire depuis 3 mois.

De même les salariés du secteur public (écoles, pharmacies laboratoires d’analyse, éboueurs) ne peuvent plus continuer à travailler sans salaire, d’autant que les subventions allouées à l’agence des Nations Unies pour l’aide aux réfugiés (UNRWA) diminue au lieu d’augmenter, les USA ayant notamment amputé leur participation de moitié, soit 66 millions de dollars en moins, pour étrangler davantage les 2 millions d’habitants de la bande de Gaza, dont 90 % survivent désormais grâce à l’aide alimentaire.

"Même le mot « espoir » est en train de disparaitre du dictionnaire des optimistes de Gaza. Et c’est inimaginable que l’on puisse acculer un peuple à un tel désespoir. Garder l’espoir à Gaza est un luxe. », commente Ziad Medoukh.

"Malgré « l’accord de réconciliation », l’autorité palestinienne verse seulement 30 % des salaires aux 70.000 fonctionnaires de Gaza, tandis que le Hamas ne peut allouer plus de 20 % de leurs salaires à ses 40.000 fonctionnaires.

De nombreuses associations humanitaires ont fermé leurs portes, faute de financement interne et externe. Les rues commerçantes sont vides et le pouvoir d’achat est en chute permanente.

Beaucoup de magasins ont annoncé leur faillite totale et on compte un grand nombre d’usines fermées faute d’électricité.

La ration d’électricité pour les foyers est actuellement de quatre heures par jour, témoigne Ziad Medoukh.

Les étudiants marchent des kilomètres et des kilomètres par jour pour rejoindre leurs universités, parce qu’ils n’ont pas la possibilité de régler les frais de transport, souligne-t-il

En janvier 2018, le taux de chômage dépasse les 73% de la population et 85% de la population de Gaza vit en dessous du seuil de pauvreté.

"Devant cette situation catastrophique, nous assistons à un silence complice et total de la part d’une communauté internationale officielle, note une fois de plus Ziad Medoukh .

"Les Palestiniens de Gaza attendent et attendent… Ils attendent une ouverture, un changement, ils attendent la levée de ce blocus inhumain, imposé depuis plus de douze ans, ils attendent une réelle réaction internationale qui mette fin à l’impunité de cet occupant. Ils attendent avec un courage à toute épreuve. Mais jusqu’à quand ? "

NOUVELLE COLLECTE POUR L’HÖPITAL SHIFA

CAPJPO-EuroPalestine, qui a déjà collecté et transmis 10.000 euros à l’Hôpital Shifa en décembre, relance une nouvelle collecte pour contribuer au salaire des infirmières et infirmiers.

Merci d’avance de votre générosité !

  • Vous pouvez envoyer un chèque à CAPJPO-EuroPalestine, Boite 37, 16 bis rue d’Odessa. 75014 Paris. (Merci écrire au dos "Hôpital Shifa"). Vous recevrez un reçu fiscal permettant de déduire jusqu’à 66% de la somme envoyée de vos impôts.

CAPJPO-EuroPalestine


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