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7 juillet 2018

L’Irlande et la Palestine : un soutien sans faille (Vidéo)

Ci-dessous une preuve de plus de l’attachement des Irlandais à la cause palestinienne, avec l’extraordinaire réception d’un représentant de la Palestine par le parti irlandais Sinn Féin, à l’occasion de son congrès annuel. (Traduction en français ci-dessous)

Allocution d’Afif Safieh, Commissaire adjoint pour les relations internationales, le 16 juin dernier au congrès du Sinn Fein :

"Chers amis,

Ma journée a commencé par le spectacle des fresques de Belfast - expérience très émouvante, messages puissants, l’une des peintures représentant les victimes des massacres de Gaza. On voyait une personne en fauteuil roulant : « Ils lui ont volé son pays, puis ses jambes, puis sa vie ».

Mes amis, je tiens à exprimer ma gratitude envers l’Irlande et les Irlandais, au niveau politique, car vous avez été les premiers à entendre notre appel à la libération de la captivité et de l’esclavage. Nous, Palestiniens, nous sommes les victimes des victimes de l’histoire de l’Europe. Nous n’avons donc jamais obtenu notre part de compréhension, de soutien, de solidarité. Sauf en Irlande. Vous avez entendu cet appel traditionnel à la libération. Je veux donc exprimer notre immense gratitude [Applaudissements].

Vous savez que ceux qui ont choisi d’être nos ennemis, ont enrôlé contre nous Dieu, la Bible, Hitler, l’Holocauste et Hollywood. C’est un véritable défi.

Je suis contre les dénis de l’histoire : Le déni de l’Holocauste est au plus haut point ignoble, abominable [Applaudissements]. Je veux donc vous rappeler que nous - le peuple palestinien – nous avons enduré trois dénis, l’un après l’autre :

  • D’abord, le déni de notre existence en tant que personnes physiques. Ceux qui voulaient coloniser notre pays, faisaient comme si la Palestine était "une terre sans peuple pour un peuple sans terre". Ils niaient notre seule existence physique.
  • Ensuite, comme vous le savez, ils nous ont refusé nos droits individuels et nationaux. On nous a déracinés tous ensemble pour nous envoyer à la périphérie de notre patrie.
  • Enfin, et c’est encore pire, on ne veut toujours pas reconnaître l’injustice historique qui nous a été infligée, la reconnaissance de nos souffrances : Nous, Palestiniens, nous voyons nos souffrances trivialisées et banalisées.

Chers amis, nous nous sommes engagés de bonne foi dans un processus de paix. J’étais l’un des architectes du « pragmatisme fondé sur des principes », que nous avons adopté, mais vingt-cinq ans après le début du processus de paix, il faut reconnaître que, durant les années utopiques de la paix en marche, ce que nous avons vu, ce n’est pas le retrait de l’occupation, mais son expansion, l’élasticité croissante du processus de colonisation dans les territoires occupés. La politique israélienne persistante (Je suis ravi de constater l’indignation que vous avez exprimée au début de cette séance), c’est toujours la même, à droite comme à gauche : Comment accaparer le plus d’espace géographique possible avec une démographie palestinienne la plus faible possible. Vous pourriez nous juger déraisonnablement raisonnables. Comme les Irlandais, nous avons dû réfléchir sérieusement il y a quelques dizaines d’années, concernant ce qui est désirable, possible ou acceptable, et nous avons été déraisonnablement raisonnables : Nous n’exigions plus une justice absolue. Nous demandions une justice qui serait accessible, espèrant envoyer un message positif aux communautés juives partout dans le monde.

Nous sommes dans une situation de coexistence inévitable entre Palestiniens et Israéliens et je voudrais que les communautés juives du monde et la société israélienne sachent que si nous avons droit à un état palestinien, elles ont un devoir et une obligation morale, car elles savent plus que tout autre le prix que nous avons dû payer individuellement [Applaudissements] et collectivement [Applaudissements prolongés].

Chers amis, nous sommes face à un dilemme moral, un défi politique :
Soit on considère qu’il y un peuple de trop – pour le moment les Palestiniens – ou bien nous avons un état un état qui manque et qu’il faut créer. La réaction de la communauté internationale dans l’Union européenne et autre part, est qu’il manque un état qu’il faut créer.

Je vous supplie, vous l’Irlande, le gouvernement, l’opinion publique, d’aider l’histoire à faire le bon choix. Permettez-moi de vous le dire : dans les moments les plus sombres – nous sommes à présent dans la période la plus déprimante de notre histoire – je veux vous assurer que nous continuons à croire fermement que la Palestine ressuscitera un jour. Comme vous le savez, nous à Jérusalem, nous en Palestine, nous avons déjà eu l’expérience de la Résurrection ! "[Applaudissements].

(Traduit par Chantal C. pour CAPJPO-EuroPalestine)

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