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Justice divine ? Effondrement du mur de l’apartheid à Jérusalem

jeudi 28 février 2019

Non, ce n’est pas à Jéricho, mais à Jérusalem qu’un pan entier du mur de l’apartheid construit par Israël pour parquer la population palestinienne vient de s’effondrer.


Des pluies abondantes ont en effet précipité au cours des dernières 24 heures la chute, sur plusieurs dizaines de mètres, du mur érigé par l’occupant pour isoler de la ville les 30.000 habitants du camp de réfugiés palestiniens de Shuafat.

Shuafat est un camp dont l’établissement remonte à 1965, lorsque le gouvernement jordanien, qui contrôlait Jérusalem-Est depuis 1948, décida d’y installer des réfugiés chassés 15 ans plus tôt d’autres régions de la Palestine par les milices sionistes (« la Nakba »). L’ONU, à travers son agence spécialisée qu’est l’UNRWA, leur donna le statut de réfugié.

Lors de la guerre de conquête de juin 1967, Israël annexe illégalement l’intégralité de Jérusalem, dont le camp de Shoafat. Les habitants de ce dernier y conservent leur statut de réfugié, prétexte commode pour l’occupant pour n’y effectuer aucun investissement.

Mais comme le régime colonial n’a de cesse de « judaïser » sa capitale dite « éternelle et indivisible », tout est fait pour isoler les habitants palestiniens de la cité : d’où ce mur de la honte qui enserre le camp.

Les ingénieurs militaires qui ont supervisé sa construction ont manifestement fait un travail bâclé. Dans la nuit de mardi à mercredi, une large brêche s’est ainsi ouverte : au grand dam des flics, mais à la joie de la population deshéritée du camp. Un épisode analogue s’était déjà produit il y a six ans, indique le quotidien Haaretz.

CAPJPO-EuroPalestine

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