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Dexia annonce ne plus accorder de prêts aux colonies israéliennes

Publié le 15-05-2009


Après nos amis belges qui ont demandé des comptes, mercredi à Bruxelles, à la banque franco-belge Dexia, sur son financement de colonies israéliennes dans les territoires palestiniens occupés, plusieurs dizaines de militants sont allés mettre un peu d’animation à l’AG des actionnaires qui se tenait hier soir à la Défense, en raison des informations insuffisantes données la veille en Belgique. (Vidéo + communiqué)

Ci-dessous la vidéo de notre action, qui a réuni jeudi soir à la Défense des militants d’EuroPalestine, de la CCIPPP, de Génération Palestine, de Nanterre Palestine et du NPA.

Nos amis de la plateforme belge"Palestine occupée – Dexia impliquée", nous ont transmis les réponses du président du groupe Dexia, à l’occasion de l’AG de la banque à Bruxelles. Ci dessous leur communiqué :

"Ce 13 mai, lors de l’Assemblée Générale de Dexia, M. Dehaene, président du groupe a reconnu que, depuis 2001, Dexia Israël a accordé des prêts pour une valeur de 5 millions d’euros à des "entités contestées".

Par ailleurs, il affirme que depuis septembre 2008, plus aucun crédit n’a été concédé aux colonies juives sises dans les territoires occupés palestiniens et que Dexia, via sa filiale israélienne n’en octroiera plus à l’avenir, pour se conformer à son propre code éthique.

Si la plate-forme apprécie le fait d’avoir reçu des réponses claires à ses questions, elle juge les propos de Mr Dehaene totalement insuffisants.

Ainsi, M. Dehaene parle de 5 millions d’euros de prêts. Hors, en juin 2008, Dexia Israël a accordé un crédit de 8 millions d’euros à la municipalité de Jérusalem. La question qui se pose est de savoir si d’autres investissements ont été consentis sans que ceux-ci soient mentionnés par M. Dehaene. Par ailleurs, il convient de rappeler que si pour Israël, Jérusalem est indivisible, au regard du droit international, la partie Est de la ville est illégalement annexée depuis 1967.

En parlant de "entités contestées", Mr Dehaene s’approprie le discours des autorités israéliennes. Or, comme le précise le droit international, les colonies implantées dans les territoires occupés palestiniens ne peuvent en aucun cas être considérées comme des communes israéliennes, puisqu’elles sont illégales. Le fait qu’Israël leur confère le statut de "entités contestées" ne change rien à l’affaire.

M. Dehaene suggère que la plate-forme n’a attiré que très récemment l’attention sur les liens qui unissent "son groupe" à la colonisation israélienne. Il oublie de dire que dès le 15 avril 2001, des lettres envoyées à Dexia s’insurgeaient contre cet état de fait. Pendant 8 ans, Dexia a donc choisi de faire la sourde d’oreille.

La plate-forme maintient ses revendications.

Aujourd’hui, il est grand temps que le groupe Dexia SA rompe ses liens avec l’occupation israélienne, qu’il le déclare publiquement et qu’il fournisse les preuves permettant de le vérifier."

Contact : Mario Franssen, porte-parole de la plate-forme “Palestine occupée – Dexia impliquée”. mario.franssen@intal.be - Tél : 02/209-23-56. GSM : 0498/54-16-42

CAPJPO-EuroPalestine


 

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