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18 octobre 2012

La sadisme israélien : assurer à la population de Gaza la ration permettant juste de survivre

Un nouveau document accablant pour Israël, et concernant un calcul digne de gardiens de camps de concentration, est publié par Amira Hass dans le quotidien Haaretz. Il s’agit des recommandations israéliennes concernant le nombre de calories nécessaires pour alimenter la population de Gaza, afin qu’elle ne meure pas de faim publiquement !

Amira Hass explique que le COGAT (Coordinator of Government Activities in the Territories) a basé ses calculs sur « un modèle formulé par le ministre de la Santé d’après la consommation moyenne des israéliens », bien que les chiffres aient été « ajustés à la culture et l‘expérience propres à Gaza ».

Les "lignes rouges" du document analysé par la journaliste ont été rédigées 4 mois après le resserrement du blocus par Ehud Olmert, en septembre 2007, sur les personnes et les marchandises vers et hors de Gaza.

Elles indiquent : « le mouvement des marchandises dans Gaza sera restreint, la fourniture de gaz et d’électricité sera réduit, et il sera imposé des restrictions de déplacement aux gens de Gaza et à ceux de l’extérieur ». De plus, les exportations en provenance de Gaza seront totalement interdites. Mais, ajoutait la résolution, ces restrictions devront être adaptées de manière à éviter « une crise humanitaire ».

Les « lignes rouges » du document calculent en conséquence le nombre minimum de calories nécessaire selon l’âge et le sexe, et utilise pour déterminer la quantité alimentaire de base qui doit être allouée quotidiennement dans la Bande de Gaza, de même que le nombre de camions nécessaires pour transporter cette quantité.

La moyenne de 2279 calories par personne et par jour, est-il écrit, peut être fournie par 1836 grammes de nourriture, ou 2.575,5 tonnes de nourriture pour toute la population de Gaza. Et cela nécessiterait 170,4 camions par jour cinq jours par semaine.

Mais les auteurs du document estiment qu’il faut déduire

  • 68,6 camions à mettre sur le compte de l’alimentation produite localement à Gaza.
  • et 13 autre camions pour s’ajuster à « la culture et l’expérience » de la consommation alimentaire à Gaza, mais le document se garde d’expliquer comment a été calculée cette déduction.

En fait les chiffres des Nations Unies montrent que le nombre des camions autorisés pour Gaza chaque jour est bien souvent en-dessous de ce niveau.

Les rédacteurs des « lignes rouges » soulignaient par ailleurs que la quantité de fruits et légumes que Gaza peut produire pour sa propre consommation devait diminuer de 1000 tonnes par jour à 500 dans les prochains mois, en raison de l’interdiction faite par Israël aux gazaouis d’importer des graines et autres matières premières nécessaires à l’agriculture, comme l’interdiction d’exporter des produits depuis la Bande de Gaza. Ils ont prédit un destin identique pour l’industrie de la volaille.

Robert Turner directeur des opérations de l’UNRWA pour Gaza a fait part à Ha’aretz de son inquiétude concernant ce projet, à la fois contraire aux principes humanitaires et totalement biaisé, puisqu’il ne tient pas compte de nombreux paramètres tels que les aliments perdus en cours de transport.
Des sacs de nourriture sont éventrés et se répandent lors de leurs transfert d’un camion à un autre. Cette perte seule, dit Turner coûte à l’UNRWA environ 5 millions par an. »

(…)

Le Ministre de la Santé n’a pas répondu aux questions de Ha’aretz quant à son implication dans la rédaction de ce document.

(Traduit par Carole SANDREL pour CAPJPO-EuroPalestine)


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