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Une victoire contre le lobby israélien en Nouvelle Zélande

lundi 23 mars 2020

La municipalité de Wellington, capitale de la Nouvelle Zélande, a renoncé à adopter la définition biaisée de l’antisémitisme, telle qu’énoncée par l’International Holocaust Rememberance Alliance (IHRA), se réjouissent les militants de la cause palestinienne.

La motion proposée par le Wellington Jewish Council et le New Zealand Jewish Council, qui vise à restreindre la liberté d’expression sur la politique israélienne, a été contestée par les militants de la coalition Palestine Solidarity Network Aotearoa.

“Si on doit légiférer sur le racisme, il ne faut pas le faire que sur l’antisémitisme, mais sur toutes les formes de racisme", a souligné ce groupe.

Ils ont été soutenus par les membres d’Alternative Jewish Voices (Autres Voix Juives" qui ont fait remarquer que "la définition de l’IHRA incorpore un ensemble d’exemples supposés d’antisémitisme visant à amalgamer la critique d’Israël à une haine des Juifs ».

"Le racisme n’est pas seulement une question juive, et il n’y aura pas de résolution juive séparée", a déclaré Alternative Jewish Voices. « Les Musulmans et autres groupes marginalisés sont confrontés au racisme et au fanatisme. La communauté doit soutenir une stratégie de lutte contre le racisme contre tous les groupes. »

Les inquiétudes concernant le racisme en Nouvelle-Zélande - un État colonial établi sur la terre maorie - sont particulièrement urgentes depuis qu’un homme armé suprémaciste blanc a assassiné 51 personnes dans deux mosquées de la ville de Christchurch, en mars 2019.

BDS n’est pas antisémite

Duncan Webb, député de Christchurch, a également écrit aux conseillers municipaux de Wellington pour avertir que l’adoption de la définition de l’IHRA nuirait à la liberté d’expression, et en plus ne prend pas en compte le développement de l’islamophobie.

Il a également souligné que de nombreux militants prônent le BDS - boycott désinvestissement et sanctions - en réponse à la colonisation illégale d’Israël de terres palestiniennes et à d’autres violations du droit international.
"Je suis fortement en désaccord avec l’affirmation selon laquelle le BDS est antisémite", a ajouté Webb, membre du parti travailliste au pouvoir.

Il a mis l’accent sur le fait que l’ONU a récemment publié "une liste d’entreprises qui soutiennent les colonies illégales de Cisjordanie, et que la Cour pénale internationale a récemment lancé une enquête sur d’éventuels crimes de guerre commis par Israël en Palestine".

Ceci est une défaire pour Israël qui n’a pas cessé de harceler les militant BDS néo-zélandais.

Ainsi, en 2018, un groupe lié à l’agence d’espionnage et d’assassinat d’Israël, le Mossad, a intenté un procès contre deux militants néo-zélandais pour les punir d’avoir préconisé un boycott d’Israël. Les militants avaient écrit une lettre ouverte qui a aidé à persuader la chanteuse pop Lorde d’annuler un concert à Tel Aviv.

Mais les Néo-Zélandais viennent de montrer une nouvelle fois leur solidarité avec les Palestiniens !

Source : https://electronicintifada.net/

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